La 42e session de La Lumière, une soirée hebdomadaire d’échanges et de partages organisée dans le salon de L’Alliance mardi 18 novembre, était consacrée à un film-échange. Au programme : Ordures, un moyen métrage animé diffusé sur Arte.
Décrit avec humour comme « le meilleur déchet animé du monde », ce film d’animation engagé raconte l’histoire de Gobi, un gobelet à usage unique jeté sans ménagement et projeté dans une jungle urbaine peuplée de déchets. Convaincu d’avoir été abandonné par erreur, il tente de retrouver Marie, sa propriétaire, devenant malgré lui le témoin et la victime d’un système de consommation absurde et polluant.
À la suite de la projection, plusieurs formes de débats ont été proposées aux participants, à commencer par un débat silencieux. À travers trois affiches (« j’ai aimé », « je n’ai pas aimé », « je réutiliserai »), les résidents ont été invités à partager leurs ressentis en écrivant ou en dessinant sur chaque support. Les jeunes ont notamment apprécié la qualité du récit, les jeux de mots et la portée philosophique du film, ainsi que certains personnages marquants. À l’inverse, le comportement irresponsable des humains, la surconsommation d’objets jetables et la pollution ont été largement dénoncés. Une idée concrète de réutilisation issue de l’œuvre a également émergé : transformer une canette en cendrier.
Dans un second temps, l’animateur a proposé aux jeunes un débat mouvant. À partir d’affirmations telles que « nous sommes tous responsables de la crise des déchets » ou « interdire certains emballages serait la mesure la plus efficace », les résidents se sont positionnés dans l’espace pour exprimer leur accord ou leur désaccord. Ils ont ainsi pu argumenter, confronter leurs points de vue et, pour certains, faire évoluer leur position, dans le respect et l’écoute.
Pour conclure ce film-échange, chacun a inscrit sur son gobelet en carton un élément marquant à retenir de cette soirée et a été encouragé à le conserver, symbole d’une réflexion collective tournée vers l’action. Nahimi, l’un des participants, a par exemple écrit « recyclage ». Une démarche d’éducation populaire qui s’inscrit dans la construction progressive d’un projet de tri et de valorisation des déchets au sein de la résidence.
